politique

Tchad : l’Union africaine tape du poing

par Elhadji

23 mai 2021

Prés d’un mois après la mort du président Idriss Déby, le conseil militaire tchadien, présidé par le fils du défunt, est actuellement à la tête du pays. Une situation qui préoccupe l’Union africaine qui souhaite eux voir l’apparition d’un régime démocratique dans le pays.

Depuis la mort du président Idriss Déby, c’est le conseil militaire, constitué de 15 généraux et dirigé par son fils Mahamat Idriss Déby, qui se retrouve au pouvoir. Censé être un régime de transition, celui-ci a du mal à se mettre en place, provoquant ainsi une grande inquiétude au sein de l’Union africaine (UA). C’est pourquoi, qu’au cours d’une réunion ayant eu lieu le 20 mai, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA a exigé que le Tchad se tourne vers un régime démocratique.

Le CPS donne dix-huit mois à Mahamat pour mettre en place des élections libres, afin d’installer un régime démocratique. Cette course contre la montre pour Mahamat a débuté dès le 2O avril 2021.

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Une grande instabilité

Pourtant, lors de sa prise au pouvoir le 2 mai dernier, Mahamat Déby avait affirmé son intention de mettre en place des élections libres et démocratiques. Une transition qui tarde puisque Mahmat Déby peine à honorer sa promesse pour ce qui est de la mise en place d’un conseil national de transition. Un ajournement qui pousse certains citoyens à remettre en cause la prise de fonction du fils de l’ancien président, allant jusqu’à parler de coup d’état. Une méfiance accentuée par la situation très complexe du pays ; entre le combat de l’armée tchadienne contre les rebelles responsables de la mort de l’ancien président, mais également les attaques répétées de groupes terroristes tels que Boko Haram ou l’Iswap ( le groupe État islamique en Afrique de l’Ouest ).

Cette instabilité préoccupe l’Union africaine qui souhaite en aucun cas la présence de gouvernement anti-démocratique sur le continent. Étant donné que l’armée du Tchad est considérée comme l’une des plus puissantes de l’Afrique centrale, elle est logiquement un rempart non-négligeable dans la lutte contre les djihadistes au Sahel. Une force de frappe qui pousse à l’UA à s’assurer qu’un gouvernement solide et démocratique prennent forme au Tchad.

Reste à espérer que Mahamat Déby tienne parole en garantissant la mise en place d’élections libres auxquelles aucun des membres du gouvernement actuel ne participera. Il a dix-huit mois pour réaliser cela et pas un jour de plus.